L’idéologie de gauche parisienne s’est durablement emparée de la pensée de ceux qui dirigent les grands partis dits nationalistes en Corse. Être Corse serait une question de choix, de résidence ou bien de comportement. Les mêmes causes produisent les mêmes effets : ce point de vue est une déclinaison locale de l’universalisme républicain français. Il a engendré la communauté de destin et le statut de résident. Il conduira la société corse à devenir un grand terrain vague acculturé en voie d’islamisation comme c’est le cas de la société française.
Une autre conception existe. Naturelle. Logique. Palpable. Traditionnelle : la position ethnoculturelle. Les Corses sont un peuple identifiable dont les contours sont définis par l’appartenance à des familles enracinées depuis toujours, dépositaires d’une culture particulière, d’une langue, de traditions, d’une identité propre à l’île. C’est un fait de naissance et de descendance. C’est cette réalité que nous défendons et que nous ferons valoir à la rentrée prochaine par une proposition globale qui intègre le statut de descendant.